0,5 %. Ce chiffre, glacial, illustre la chute brutale de la rémunération du Livret A depuis février 2020. Dans un paysage où les placements traditionnels végètent, la quête d’un investissement rentable ressemble à une chasse au trésor moderne. Pourtant, des solutions existent, mais elles exigent plus qu’un simple coup de poker ou une confiance aveugle dans le hasard.
À retenir
Voici trois pistes d’investissement qui, en 2021, peuvent se révéler fructueuses :
- L’investissement en Bourse, le crowdfunding et l’immobilier locatif affichent des rendements attractifs.
- Un placement performant n’est jamais garanti : il faut du temps, de l’information et accepter une part d’incertitude.
- Parfois, déléguer la gestion à un professionnel aide à maximiser le rendement, comme le montre la gestion pilotée Nalo avec ses fonds patrimoniaux ayant généré entre 10,8 % et 12,4 % sur trois ans, sans que les clients n’aient à intervenir.
Face à la maigreur des taux bancaires, trouver une source de rendement solide n’a rien d’évident. Rappelons-le : la rémunération du Livret A plafonne à 0,5 % depuis début 2020. Ce contexte pousse à explorer d’autres classes d’actifs.
Ce tour d’horizon des investissements financiers les plus performants s’accompagne d’un passage en revue des critères à considérer avant de placer ses économies.
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Performances des investissements les plus rentables
Le choix d’investissements ne manque pas. Focalisons-nous sur ceux qui se démarquent par leurs résultats ces derniers temps.
Investissement #1 : La Bourse
Investir en Bourse peut prendre différentes formes, la plus connue étant l’achat d’actions et d’obligations.
Actions : prendre part à l’aventure d’une entreprise
Détenir une action, c’est posséder une part de société. Deux leviers de gains s’offrent à vous :
- Percevoir les dividendes distribués aux actionnaires ;
- Revendre ses actions lorsque leur cours grimpe, et ainsi engranger une plus-value.
Généralement, les actions offrent des rendements annuels de 6 à 10 %.
Obligations : prêter, pour un gain plus prévisible
L’obligation n’accorde aucun droit de propriété : vous prêtez à une entreprise ou à un État, qui s’engage à vous rembourser, intérêts compris. Deux manières de valoriser un placement obligataire :
- Toucher les intérêts versés par l’émetteur ;
- Revendre l’obligation à un prix supérieur à celui de l’achat.
Les rendements s’échelonnent entre 2 et 5 % par an.
Pour approfondir, consultez notre dossier : Comment investir dans le marché boursier ?
Investissement #2 : Le crowdfunding
Les plateformes de financement participatif s’imposent sur la toile. En 2020, elles ont levé 741 millions d’euros. Ce mode d’investissement peut être rentable, à condition de sélectionner avec rigueur les projets ou entreprises à soutenir.
Il existe différentes formes de crowdfunding : don, prêt, prise de participation. Ici, c’est le financement participatif par investissement qui nous intéresse. Il peut se traduire par une entrée au capital, un achat d’obligation ou une participation aux redevances.
Le crowdfunding offre parfois des avantages fiscaux non négligeables.
L’INPI a instauré le label « Plateforme Crowdfunding réglementée par les autorités françaises » pour repérer les plateformes fiables. Privilégiez toujours les projets labellisés.
Le rendement du crowdfunding varie selon la plateforme, oscillant le plus souvent entre 4 et 10 % par an.
Investissement #3 : L’immobilier
L’immobilier reste une valeur refuge, mais toutes les options ne se valent pas. L’achat de sa résidence principale, par exemple, ne relève pas d’un investissement au sens financier du terme. En revanche, la location permet de générer des revenus récurrents et de bâtir un patrimoine. Ce choix implique cependant du temps et une implication continue, notamment en cas de gestion à distance.
Pour ceux qui souhaitent s’exposer à l’immobilier sans gérer directement un bien, les SCPI (Sociétés Civiles de Placement Immobilier) constituent une alternative. Vous investissez dans un ensemble d’actifs immobiliers, avec un rendement parfois supérieur à celui d’un logement détenu en direct. La gestion est déléguée : sélection des locataires, contrats, perception des loyers.
Autre piste : la location meublée non professionnelle (LMNP). Il s’agit de louer un logement meublé dans une résidence services ou un immeuble classique, voire de sous-louer une partie de l’habitation principale. Ce schéma, courant pour les étudiants ou les seniors, garantit un certain taux d’occupation tout en simplifiant la gestion.
Enfin, il est possible d’investir dans des places de parking ou des murs commerciaux, deux supports qui offrent généralement une rentabilité appréciable.
À retenir
Sur la décennie écoulée, la Bourse, le crowdfunding et l’immobilier locatif ont généré les meilleurs rendements. Mais il ne suffit pas de viser le gain maximal. Il faut aussi veiller à la cohérence du placement avec ses objectifs, sa situation personnelle et sa tolérance au risque.
Un placement peut afficher de belles performances sur le papier, mais des frais excessifs peuvent grignoter la rentabilité jusqu’à la faire disparaître.
Un investissement rentable peut aussi être complexe à piloter : la location d’un appartement, par exemple, suppose un investissement personnel conséquent. Avant de s’engager, il convient de peser chaque paramètre.
La rentabilité n’est qu’un critère parmi d’autres
Des frais maîtrisés : le nerf de la guerre
Avant toute décision, passez au crible les frais liés à l’investissement. Ils impactent directement la performance nette.
Bourse : attention à la structure de coûts
Le montant des frais dépendra notamment :
- Du cadre fiscal choisi : assurance-vie, PEA, ou compte-titres ;
- Du support d’investissement (fonds communs, ETF, fonds patrimoniaux, etc.).
Pour limiter la facture, privilégiez les ETF (fonds indiciels cotés). Ils offrent une large diversification, tant sectorielle que géographique, avec une structure de frais ultra-compétitive.
Un ETF coûte jusqu’à dix fois moins cher qu’un fonds commun classique.
Crowdfunding : des commissions à surveiller
Passer par une plateforme de crowdfunding entraîne des frais : en moyenne, ils atteignent 5,65 %.
Immobilier : des charges multiples
Qu’il s’agisse de location nue, de SCPI, de LMNP ou d’achats de parkings et murs commerciaux, les investissements immobiliers génèrent des frais élevés.
Au menu : taxes, charges d’entretien, frais de gestion si vous ne gérez pas vous-même, intérêts d’emprunt en cas de recours au crédit, loyers impayés, et même risque de moins-value à la revente.
Un placement doit coller à votre profil et vos projets
Bourse : adapter l’horizon d’investissement
La Bourse comporte des risques, surtout sans objectif précis. Avant d’investir, posez-vous une question simple : quel est mon projet ? Préparer l’achat d’une voiture dans deux ans ou financer sa retraite dans trente ? Le choix de l’actif dépend de cet horizon.
Pour un objectif à long terme, privilégiez les actions : sur quinze ans, la volatilité s’estompe. Les obligations, elles, conviennent mieux à des placements de courte durée, car leur valeur fluctue moins.
À retenir
Chez Nalo, les portefeuilles ETF sont conçus pour s’adapter à chaque projet de vie. L’investissement doit avant tout servir vos ambitions.
Prêt à investir ?
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Le crowdfunding n’est pas fait pour les impatients. Le remboursement intervient à long terme, une fois l’entreprise financée arrivée à maturité. Si vous avez un projet à horizon rapproché (moins de cinq ans), ce type de placement risque de ne pas convenir. Sans oublier le risque que le projet ne dégage jamais de profit.
Immobilier : rendement et complexité
L’immobilier peut générer une belle rentabilité, mais la gestion reste exigeante. Louer un logement nécessite de rénover, trouver des locataires, rédiger des contrats, établir des états des lieux… Ces contraintes deviennent parfois difficiles à assumer avec le temps.
Confier la gestion à un professionnel est possible, mais cela grève d’autant le rendement.
Un placement rentable doit rester simple à gérer
Bourse
La gestion en direct peut vite devenir chronophage et complexe. Pour alléger la charge, s’appuyer sur un conseiller financier ou une plateforme spécialisée permet de déléguer la gestion tout en profitant de l’expertise de professionnels.
Les fintechs, apparues dans les années 2010, proposent une gestion automatisée de portefeuilles (actions, obligations, etc.) grâce aux nouvelles technologies, notamment les robo-advisors. Un accompagnement complet qui séduit de plus en plus d’investisseurs.
Et le confinement change la donne
Nalo, par exemple, exploite l’assurance-vie ETF : chaque client indique ses projets de vie, la composition du portefeuille est alors ajustée sur mesure.
Immobilier
L’immobilier locatif, on l’a dit, réclame du temps et de l’énergie. Déléguer à une agence ou à un gestionnaire peut soulager, mais les frais sont loin d’être négligeables.
Mettre un bien en location, qu’il s’agisse d’un appartement ou d’une place de parking, suppose de s’investir ou d’accepter des frais de gestion parfois très élevés.
Récapitulatif
La Bourse, le crowdfunding ou l’immobilier : bien pilotés, ces investissements peuvent rapporter gros. Mais ils exposent à un vrai risque de perte, exigent du temps et, parfois, grèvent le rendement par des frais importants.
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- Comparatif des performances sur 40 ans, données IEIF
- Panorama des stratégies d’épargne, AMF
Maximiser le rendement, c’est aussi choisir un investissement qui vous ressemble et que vous pouvez piloter sans y laisser votre tranquillité d’esprit. La meilleure stratégie ? Celle qui vous permet de dormir sur vos deux oreilles, sans sacrifier votre avenir.





