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Globalement, les propriétaires de biens haut de gamme, c'est-à-dire estimés à plus d'1,5 million d'euros, ont mis du temps, à revoir leurs prétentions à la baisse. Mais ne n'y trompons pas, la niche des biens d'exception connait aujourd'hui les mêmes difficultés que l'ensemble du marché immobilier. Au cours des douze derniers mois, le volume des ventes de biens de prestige a chuté de 50% ! Et bien que fortunés, les acheteurs sont désormais très attentifs aux prix. En un an, nous avons donc, là aussi, fini par enregistrer des corrections de 5 à 10% sur l'ensemble du marché dit du luxe.
On peut distinguer deux grandes catégories de produits. Première remarque : essentiellement prisés par une clientèles française très aisée, les grands appartements haussmanniens de 200-250 mètres carrés, situés dans les beaux quartiers du 7ème ou du 16ème arrondissement, trouvent actuellement difficilement preneur au-delà de 2,5 millions d'euros. A la marge, les très grandes surfaces de 400 à 500 mètres carrés peuvent encore se vendre à des prix dépassant les 5 millions d'euros. Mais là encore la donne a changé. Avant tout recherchés par des acheteurs étrangers en provenance du Moyen-Orient, ces biens font désormais l'objet de négociations systématiques : les rabais obtenus atteignent même 10 à 15% par rapport au prix de vente affichés.
Effectivement, la rareté d'un bien, sa situation, son cachet... ne permettent plus de vendre à n'importe quel prix. Les acheteurs négocient au moindre petit défaut. Et ces derniers peuvent toujours opposer quelque chose aux vendeurs. Par exemple, près du Jardin des Tuileries, un appartement exceptionnel de 200 mètres carrés, mis à prix à 3,6 millions d'euros, et nécessitant quelques petits travaux, est en vente depuis plus de 6 mois. En acceptant d'abaisser le prix à 3 millions, soit 15.000 euros le mètre carré, le propriéaire aurait sans doute plus de chance de conclure la transaction.
Il est possible que les prix baissent encore légèrement au cours des prochains mois. Toutefois, il faut bien garder en tête que nous restons là sur un marché de pénurie, représentant tout juste 5% du marché de l'immobilier. Les offres sont rares et il y a actuellement de vraies opportunités à saisir. A condition bien sûr d'avoir les moyens d'investir dans ce type de bien.